Par une nuit d’été, un drame abominable
secoua la région bien au-delà de Caen,
car dans le Calvados un être misérable
en avait frelaté notre élixir normand.
Du coup, nous les Vikings, nous nous sentions minables,
et nous appréhendions le Breton bretonnant
avancer son chouchen, nous mettre sur le râble
ce fichu hydromel en nous en abreuvant !
On entendait déjà sorti d’un vieux retable
le chromo éculé d’un Celtique d’antan
sonnant du biniou et même qu’en l’étable
les vaches écoutaient alors en ruminant.
La femme bigoudène en tirera des fables
pour contrer le renom de Bayeux en son temps
quand la tapisserie racontait l’admirable
exploit de Guillaume, ce valeureux Normand.
Et le Mont-Saint-Michel acculé dans le sable
souffrit qu’une bombarde annonçât dans les rangs
d’un sauvage bagad aux accords peu aimables
la prise de la baie, poussant à Carentan.
On craignit que Poutine avec eux nous accable
et ôte de ce monde inondé de leur sang
ces preux Nord-Coréens jugés impitoyables,
poussés à l’abattoir aussi loin de Pyongyang.
Ce fut une Normande à son air très affable
qui enjôla le Celte en découvrant son flanc
et la légende dit sur cette terre arable
qu’il y eut un miracle au chêne sous son gland.
J’invoque Duguesclin, le noble connétable,
ce Breton courageux qui tout en défendant
notre Mont-Saint-Michel en fit commune table
où rassembler la France et son arrière-ban !
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