J’ai fracturé le coffre où tous mes souvenirs
reposaient à l’abri de trop de nostalgie,
fors la mélancolie qui sied aux poésies
s’attachant à notre âme et forgeant son empire.
J’ai vu un vrai bazar de bimbeloterie
quelques crottes de nez séchées depuis longtemps
un petit poil de cul à te troubler les sangs
et toutes les photos en folle galerie.
Et puis j’ai retrouvé un secret si secret
que je n’en parlerai qu’à Dieu quand il voudra
d’une miséricorde accueillir sous son toit
l’animalcule humain qui ne vaut pas un pet.
Ce casse sans objet ne vole pas bien haut
d’autant que l’ami Pierre et la belle Pierrette
furent deux des acteurs qui payèrent leur dette
pour effacer leur nom et des roses le pot.
Si se voler soi-même en dit long sur la vie
de cet autre moi-même dans ses troubles pensés,
un dégueu sycophante aimant faire chanter
risque, à trop me chercher, de se trouver zerbi,
car le secret maudit est certes éventé
et il ne sert à rien d’en répandre le bruit
au cœur d’une œuvre pie dont la lune ravie
éclaire la victime à jamais éventrée !
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