J’ai vendu mon Lodgy
comme on vend un esclave,
mon deuxième logis,
lui qui était bien brave.
C’était mon compagnon,
j’ai dû m’en séparer
— j’en reste tout grognon —
pour raison de santé.
Sa famille Dacia
était originaire
de Roumanie, là-bas,
émigrant sur nos terres.
Renault l’avait reprise
pour sa gamme à bas prix
afin que dans la crise
Lodgy neuf fût acquis.
J’ai parcouru le monde
sur tous les continents,
mais surtout à la ronde
au beau pays normand !
Te succède un Captur,
un vrai fauteuil roulant
— pas le char de Ben-Hur —
électroniquement.
Allez, mon bon Lodgy,
j’espère que tes maîtres
comprendront ta magie,
sinon envoie-les paître !
Objets motorisés,
avez-vous donc une âme
qui s’attache à notre âme
et la force d’aimer ?
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