Catégorie : Prune – collection rouge 2025

  • En ce jour lumineux

    En ce jour lumineux je parcours en rêvant cette carte du tendre où je me perds souvent avec mon amoureux aux petits soins pour moi sans pour autant qu’il croît maîtriser mon émoi. Quelques bourgeons épars annoncent le printemps et je me vois déjà courir comme une enfant poursuivie par l’amour qui me tendrait les…

  • Dans la chaleur de l’amour

    Oui, toute la journée il avait fait grand frais ; si glaciale la nuit quand je me réveillai. La lune et la gelée irradiaient le jardin ; le givre couvrirait les vitres au matin. Le chat me rejoignit sur le tard sous les draps me gratifiant déjà de ses tours d’apparat comme seul un félin…

  • Serpente le ruisseau

    Serpente le ruisseau entre deux rangées d’arbresd’un bois pétrifié qui ressemble à du marbrecomme si un désert en sa douce oasisrafraîchissait le feu d’éléphantiasis ! Il fait beau ce matin sur les quais de la Seineet de la Tour d’Argent, je domine la scèneoù j’irai me baigner après le déjeuneren regrettant un peu les superbes palmiers.…

  • De-ci de-là

    J’allais de-ci de-là au gré de ma folieembouchant la trompette éclatante et rebelle,car il était écrit que seule l’utopietransporterait mon âme en faisant la part belle à ce chemin boueux qui engluait mes paset crottait les souliers que j’avais achetésen solde sur le tard afin que l’on n’ait pasdu bébé l’eau du bain, une vie…

  • Tintin aimait Milou

    Tintin aimait Milou qui lui ne l’aimait pas.Le drame est racinien, la folie meurtrière,car je l’ai vu sombrer, le petit reporter.Mais revenons au fait et narrons pas à pas. Le chien kiffait l’alcool, le capitaine Haddockcomme la tomate s’acoquine à la farce ;Dupond fourrant Dupont au meilleur de leurs farces ;le cidre pétillant dans le…

  • Stances de Noël

    La météo n’a pas menti :il neigera bien sur Paris.Mon feu de bois déjà crépite,le beau sapin est saprophyteet les chants de Noël résonnentde YouTube sur le smartphone ! Pourtant il manque quelque chose,mais je ne saurais dire quoi. La dinde et ses marrons mijotent ;j’envoie les soucis aux pelotes ;il faudra que tout soit parfait…

  • Dinde et chapon farcis

    C’était en décembre, le vingt-quatre je crois :la dinde était farcie et la mamie aussi ;prostate du chapon a redonné l’envieaux grands-parents tout nus devant leur feu de bois. Ils ont deux heures à perdre avant que les enfantsdébarquent. Quant à eux, leurs jouets bien rodés,en toute impunité ils peuvent s’adonnerau plaisir de l’amour sous…

  • Un Noël idéal

    Le Noël idéal, c’est Noël sans Noël,Le Noël idéal, c’est Noël sans la crèche,La crèche sans Jésus, et Jésus sans son prêche,Le sapin dénudé, la fin de Jingle Bells ! Le Noël idéal, c’est sans les magasins,Les vitrines tristes qui ne consomment pasL’énergie qui nous pompe au soir d’un bon repas !Occultez la lumière et le rite…

  • Noël à Prague

    Je ne t’ai pas trop cru quand tu m’as dit : je t’aime !Pourtant à Varsovie, ou bien peut-être à Prague,comme nous en Bohème, tu m’y offris la bague,déclaration d’amour devant un café crème. La ville aux mille tours et aux mille clochersrésonne pour nous deux en ce soir de Noëlquand un parfum d’encens à ton odeur…

  • La rose de Noël

    La rose de Noël scellera son destin,elle qui n’eut jamais un soupçon de parfumdans notre galaxie élaborant la find’une tendre hellébore au froid dans le jardin. Le soleil, nous dit-on, avalera la Terrede son feu infernal pour un festin de pierreaprès avoir tout bu ce qu’il restait de meravant de suicider le système solaire. Dans…

  • Au marché de Noël

    Au marché de Noël j’ai compris que l’amour,entre ces beaux sapins enneigés de paillettes,m’attendait à l’échoppe où un décor de fêtearrosée de vin chaud célébrerait ce jour. Et comme chaque année tu paraîtrais encoreau milieu des flonflons, du parfum de cannelle,toi mon fantôme aimé qui te ferais la bellele vingt-cinq au matin d’une nuit d’hellébore.…

  • Suicide en direct

    Je marche dans la vie comme on marche la nuit.Un maigre réverbère éclaire mon ennuiet la brume d’hiver hante mon insomnielors que mes pleurs brûlants submergent la minuit. La corde pour me pendre, elle attend au salondevant un pauvre rhum arrangé sans-façonet j’écoute, égaré, le vieux bandonéonqui expire, asthmatique, un air de baryton. Que c’est…