Au marché de Noël j’ai compris que l’amour,
entre ces beaux sapins enneigés de paillettes,
m’attendait à l’échoppe où un décor de fête
arrosée de vin chaud célébrerait ce jour.
Et comme chaque année tu paraîtrais encore
au milieu des flonflons, du parfum de cannelle,
toi mon fantôme aimé qui te ferais la belle
le vingt-cinq au matin d’une nuit d’hellébore.
Tu m’étais revenu au terme de l’Avent
pour repartir trop vite avant la Saint-Sylvestre,
mais du rêve enchanté, j’en aurais pour longtemps.
Un air d’accordéon m’entêtait sans détour
et l’odeur de ton corps se mêlant à l’orchestre
nous entraînait au feu d’un hivernal retour.
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