C’est au pays des hommes nus
Que maints Apollons callipyges
De leur séant faisaient la pige.
On n’y était jamais déçu !
J’avais descendu l’Amazone
Sur la pirogue balancière,
Moi, l’orpailleuse braconnière
Enivrée de milliers d’arômes.
De ces Adams au Paradis
Je vis entre les frondaisons
Nombre de bijoux polissons
Qui me mirent en appétit.
J’accostai sur la rive ô gué !
Et sortant mon harmonica
Je déclenchai une bronca,
Ma bouche rêvant de baisers.
Monde superbement divin,
Romantique, passionné
Sans qu’aucune naïveté
Jetât son voile puritain.
Nos ébats firent des émules
Et bientôt la forêt bruissa
De mille cris de cette ola
Qu’un sort puissant, en joie, stimule.
L’or m’attendait un peu plus loin.
Je dus quitter ce doux pays
Où les cent hommes m’ont bénie.
Cela, vous en êtes témoins.
Il paraît que ces hommes nus
Vivent toujours nus, mais parés
De pépites d’or en collier,
Cet or qui leur fut dévolu.
On dit que la belle orpailleuse
Qui s’arrêtait le long du fleuve
Y honorait avant qu’il pleuve
Ces myrmidons cherchant la gueuse.
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