Cochère forever

A l abri sous la porte cochère
Je regarde pleurer les nuages
Ils me sont subsidiaires
Tant une tendre pluie
Caresse mes images

Quelques gouttes         

De souvenirs réveillés
Perlent en médaillon
Le crépuscule était notre allié
Nous n’en avions aucun doute

Des ombres éclairaient la rue
Nous refusant le plaisir
Enfantin, de nous cacher

Trempés, transis, et repus
De baisers, même pas volés

Pour compter les secondes
Entre blancs éclairs
Et coups de tonnerre
Nous étions seuls au monde
Seul le ciel refusait de se taire

D’un chuchotis magique
Du souffle coquin du vent
Renaît une petite musique
Dont je me souviens 
Etrangement à présent

Je vénère les vieux porches
Leurs vieilles portes me hantent
Les soirs de pluie
Où des fées se changent en torches
Et ré-enchantent mes longues nuits

 

 


Commentaires

2 réponses à “Cochère forever”

  1. L’amour, la tendresse et leurs instants figés
    Greffent dans notre cœur des arrêts sur images
    Auxquelles nous revenons parfois nous ressourcer
    Lorsque le quotidien nous referme ses pages.

  2. Daniel Muller-Ferguson

    Jamais évocation du passé n’a paru si vivant. En touches impressionnistes aux couleurs langagières vibrantes, il se dresse là un tableau que le sépia de la nostalgie dispute au noir et blanc du cinéma.

    Un régal.

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