Cochère forever
A l abri sous la porte cochère
Je regarde pleurer les nuages
Ils me sont subsidiaires
Tant une tendre pluie
Caresse mes images
Quelques gouttes
De souvenirs réveillés
Perlent en médaillon
Le crépuscule était notre allié
Nous n’en avions aucun doute
Des ombres éclairaient la rue
Nous refusant le plaisir
Enfantin, de nous cacher
Trempés, transis, et repus
De baisers, même pas volés
Pour compter les secondes
Entre blancs éclairs
Et coups de tonnerre
Nous étions seuls au monde
Seul le ciel refusait de se taire
D’un chuchotis magique
Du souffle coquin du vent
Renaît une petite musique
Dont je me souviens
Etrangement à présent
Je vénère les vieux porches
Leurs vieilles portes me hantent
Les soirs de pluie
Où des fées se changent en torches
Et ré-enchantent mes longues nuits
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