De son tonneau Diogène avait cherché un homme.
Moi, la femme, j’aurais aimé qu’il fût un baume
à mon désir, cet homme, le doux gentil en somme,
pelotant notre amour en un beau jeu de paume.

Parfois j’ai rencontré en sautant une haie
sur ma route au hasard un peu d’humanité
qui procura chez moi ce vain traité de paix
trop vite rejeté par manque d’équité.

Ô ils n’ont pas manqué toutes ces bonnes pâtes
de me faire la cour, reluquer mes appas
comme ce gros toutou qui dans son bol d’eau lape.

À Paris, au musette où danser rue de Lappe
croiserons nos égos avant notre trépas
pour un dernier tango — à moins que tu t’en tapes !


Commentaires

3 réponses à “Diogène et moi”

  1. Diane Lecomte

    Je ne suis pas sûre que la rue de l’Ap’ fût le meilleur endroit pour le musette et le tango…
    Mais au Monopoly…ça rapporte !

    1. Tous les lundis de 14h à 19h, Le Balajo, 9 rue de Lappe, métro Bastille, à Paris : thé dansant « musette » renommé « Old Fashion Music » !

  2. Daniel Muller-Ferguson

    Cette Prune Fatôme me semble avoir une parenté avec la verve de Brantôme, qui en connaissait un rayon sur les amours galantes…
    Dans le XVIe, hein, pas le XIe 🙂

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