Je n’irai pas plus loin dans votre pré carré
où je me sens si seule à force d’espérer
depuis le chant du coq jusqu’au cri du hibou
retrouver le bonheur des joyeux sapajous ;
sapajous capucins, nous fûmes je le crois
dans la joie du Seigneur, lui qui mourut en croix
pour répandre l’amour sous toutes les coutures
et pour que vous et moi soyons ses créatures ;
créatures douées d’un étrange pouvoir
qui s’arrogent le droit en toute liberté
de flétrir l’hyménée, de spolier leurs hoirs ;
je veux un héritage à laisser en partage
aux enfants de la lune et du fleuve Léthé
sans perdre l’usufruit de l’amour à notre âge.
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