Pourquoi restes- tu là , à parler avec moi

A penser comme moi , à compter sur tes doigts

A observer nos gestes, et nos mains qui tremblent

Et ce temps qui nous reste, à le passer ensemble

 

Un jour, ou bien un autre , avant que nos corps sombrent

Et tu verras, cela adviendra, la pénombre

Qui nous guette, arrivant sans prévenir, un soir

Nous prendra par le bras pour nous dire au revoir

 

Nous fermerons les yeux, tous deux en même temps

En rêvant au pays où nous rirons longtemps

Puis toujours amoureux nous nous endormirons

 

Allons…n’y pensons pas, chante moi Salvador

Raconte moi encor tes exploits au Grand Nord

Et puis tu éteindras …avant que je n’aie froid .


Commentaires

2 réponses à “Et puis tu éteindras…”

  1. Daniel Muller-Ferguson

    Se souvenir des belles choses. Toujours.

    Un texte poignant de crépuscule, où le flamboyant de l’écriture grave à la pointe douce le marbre du souvenir d’un trait encore brûlant.

    C’est juste beau…

  2. Il faut fermer les yeux,
    il faut jeter nos frusques,
    et garder dans le cœur
    la braise de l’amour
    pour aborder sans peur
    un peut-être avenir,
    l’espoir n’est pas mystique
    il n’est que poésie.

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