C’est une courte nuit d’été.
Le chat, l’araignée et les chenilles,
engribouillés de chatouillis parfumés,
s’entortillent dans la charmille,
et c’est la fable de l’été, déjà prête à s’effacer.
Le soleil, ensanglanté d’amour,
colère cramoisie aux abords
carmin tombé en fin de jour,
est alors uniquement mien, pour un instant encore.
Au jardin, la plante d’un ami,
les feuilles brûlées de pâleur,
s’accroche à la vie
pour traverser les chaleurs.
Lampe éteinte je soulève le store
ni coquillages ni crustacés
mais des étoiles , fraîches au dehors
qui filent par la fenêtre entrebâillée
Je ne regarde rien , au-delà, que cet été
qui s’en va…
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