Au masque bleu des courants qui s’envolent
Je déconstruis l’archange des symboles nus
Dans le courant de l’onde impure
Qui charrie le cours des ambres crus
Dans le plis des rosaires je cherche l’ombre
Que font les roses et les beiges onctueux
Cernes de traits, fatigues de l’esquisse
Que tache la cendre d’un mouvement creux
Et les couronnes de fleurs viennent du décor
Comme l’arabesque des arts nouveaux
Un motif de rythme dans un regard chair
Un drapé de misaine par monts et par vaux
Si le dessin des villes sans mémoire creusée
Abandonne au temps le loisir d’y croire
Aurai-je la nostalgie de demain
Quand il sera déjà trop tard ?
Les femmes dans les rectangles
Aux bouches en taches de moue
Ont les yeux qui hantent
Les ruisseaux séchés de boue
Qui dira le réconfort du sourcil
Posé à même le clown blanc
Quand l’Auguste s’éparpille de défaites
Au cercle de sciure qui boit le sang
Dans les cirques on mange le pain
Le pain blond des forêts de l’ogresse
Petit poucet pervers qui préfère dévorer
Les petits bouts de détresse
La route serpente en circonvolutions
Elle finit par former mon cerveau
Sa poussière sort par mes silences
Je suis fait de débris qui me font un morceau
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