Ma main se pose sur ta cuisse et nos bouches se retrouvent enfin

nos cœurs palpitent à l’unisson d’un désir inassouvi

tu es belle dans la lumière de mon regard offert

Tes cheveux dansent dans le vent

ta nuque altière s’offre à mes baisers sanglants

nos peaux se rassurent d’un contact persan….

Le silence nous déshabille d’un sanglot étouffé

un sablier se brise et nous voilà d’éternité

Au minéral des jours

croît le végétal qui respire

La terre toute entière transpire

de la joie de grandir

Je caresserai pour toi la harpe du vent

celle qui accouche au monde mes désirs ardents

Et son doux chant nous portera

vers l’alcôve des langueurs d’apparat

tes tissus de lin je détisserai

tes issues de reins je parcourrai

Ta pose se fleurira

aux bouches d’ivoire

Tes jambes s’épanouiront

aux albâtres de moire

de tes seins à ta nuque je voyagerai

sur les chemins de ma fortune

Au dessin de la lune

je pleurerai ma faim..


Commentaires

2 réponses à « La nuit du six août »

  1. Marc Hiver

    Le 6 août, Daniel se déchaîne poétiquement ! Le vers en pleine liberté s’ébroue sans contrainte aucune et je dirais même trouducune ! Bravo le harder !

  2. Diane Lecomte

    je ne sais pas si « se déchainer » est le mot juste ^^ ? lui seul le sait !
    mais chouette texte visiblement lié à un anniversaire qui l’a marqué …

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