La rose de Noël scellera son destin,
elle qui n’eut jamais un soupçon de parfum
dans notre galaxie élaborant la fin
d’une tendre hellébore au froid dans le jardin.

Le soleil, nous dit-on, avalera la Terre
de son feu infernal pour un festin de pierre
après avoir tout bu ce qu’il restait de mer
avant de suicider le système solaire.

Dans mon vaisseau spatial au gré de la fortune,
je guette ce traîneau qui passe sur la lune
vide de toute idée, n’en cherchant trouducune.

Un zombie rouge et blanc, tiré par des squelettes
de rennes foudroyés, mais toujours à la fête,
me fait un doigt d’honneur qui enchante ma tête.


Commentaires

3 réponses à “La rose de Noël”

  1. Le trouducune m a convaincue !

    Non sérieusement ce sonnet est parfait, d’une absolue fluidité. Mieux que du jeep, c’est dire ..
    Bravo.

  2. Daniel Muller-Ferguson

    Sonnet cosmique, musique des sphères, et un doigt de trash de noël !!!

  3. Charles Jeanne

    Voyons voir si la rose

    Si la rose de Noël n’exhale aucun parfum,
    
Qu’importe elle survit quand le reste s’absente.
    
Pendant que ton soleil mastique son festin
    
Et rote l’océan dans sa gueule indécente,

    Je reste au ras du sol, fidèle au vieux jardin,

    À l’hellébore têtue, modeste résistante,

    Qui sait que la fin du monde est un refrain

    Qu’on rejoue chaque hiver avec voix tremblotante.

    Et ton traîneau lunaire, ivre de nulle idée,

    Peut bien ricaner rouge en lançant son défi,
    
Moi je lui tends un verre, et même deux et demi,

    Car tant que des poètes, qu’ils soient zombies ou fées,
    Feront des doigts d’honneur au néant qui s’entête,

    Findumonde attendra. Et ça, ça me fait fête.

    Hi ! Hi ! Hi ! Ha ! Ha ! Ha !

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