Le poème détruit

 

 

 

Il usait tant sa plume au vents qu’on dit contraires

Que ses mots finissaient enfin de ressembler

A son âme et son corps, souvent trinquebalés

Payant ses poésies à un taux usuraire

 

 

 

Un matin cependant, un diamant littéraire

Couché sur parchemin lui fit larmes perler

Sa perfection terrible achevait d’étoiler

Tous les cieux du Parnasse et bourses de libraire

 

 

 

Des jours et puis des nuits, il relisait en fièvre

Ce texte fait d’amour et tendre genièvre

Sans jamais en pouvoir trouver moindre défaut

 

 

 

Empêché à jamais d’écrire davantage

Toute sa poésie menée à l’échafaud

Il brûla le poème et prit un ermitage,,,

 

 

 


Commentaires

3 réponses à “Le poème détruit”

  1. Aucun défaut non plus je n’ai trouvé
    Il serait dommage de tout brûler
    Et n’en faire que des autodafés !

    Tu fais pas mal dans les pierres précieuses en ce moment , je t’encourage à persévérer -;)

  2. Toute création vaut de son créateur et rien qu’à ce titre, elle est précieuse.

  3. Véronique ALLIX

    Et pourtant c’est ce poème qui lorsqu’il se mit à brûler resta à jamais inscrit dans ses poumons qui le respiraient encore là-haut sur sa montagne.

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