Le poème détruit
Il usait tant sa plume au vents qu’on dit contraires
Que ses mots finissaient enfin de ressembler
A son âme et son corps, souvent trinquebalés
Payant ses poésies à un taux usuraire
Un matin cependant, un diamant littéraire
Couché sur parchemin lui fit larmes perler
Sa perfection terrible achevait d’étoiler
Tous les cieux du Parnasse et bourses de libraire
Des jours et puis des nuits, il relisait en fièvre
Ce texte fait d’amour et tendre genièvre
Sans jamais en pouvoir trouver moindre défaut
Empêché à jamais d’écrire davantage
Toute sa poésie menée à l’échafaud
Il brûla le poème et prit un ermitage,,,
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