Les bons apôtres et l’étoile

 

J’ai connu, un peu sur le tard
Au cours d’un été pluvieux
Un individu très bavard
Qui me sembla bien amoureux

Des mots il usait à merveille
Charmeur ayant réponse à tout
Musique douce à mon oreille
Prête à entendre son bagout

Il ne s’appelait pas Medard
Pourtant il pleuvait tous les jours
Je trouvais la chose bizarre
Ainsi que ce trop plein d’amour

Lorsque j’appris, avec surprise
Qu’il avait pour nom Barnabé
Je compris alors ma méprise
Et j’allais me casser le nez

Car le talent du bon apôtre
N’était pas désintéressé
En voyage Barnabas , notre
Marc il espérait emmener

Croyant trouver en moi la proie
Et l’idéale entremetteuse
Il en fut pour ses frais ma foi
Ne connaissant pas Betelgeuse *

 

* étoile rouge super géante mille fois plus grande que le soleil


Commentaires

Une réponse à « Les bons apôtres et l’étoile »

  1. Ton poème relève d’une veine narrative légère, à mi-chemin entre la fable sentimentale, le portrait humoristique et le règlement de comptes amusé. Il raconte une désillusion avec suffisamment de distance pour éviter l’amertume. C’est agréable à lire, porté par une métrique régulière et une chute qui recontextualise tout le récit. J’ai kiffé !

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