Le digne ayatollah est mort
sans connaître le goût du porc.
Il préfère tuer l’agneau
et pendre ses enfants là-haut !
Car leurs corps au-dessus des rues
à la flèche des grandes grues
rappellent à tous les passants
s’ils bougent ce qui les attend.
Chacun rumine dans son coin
contre les prédateurs quand point
l’espoir de chasser l’hypocrite
qui prie Allah à coups de trique.
Seul un peuple de l’intérieur
qui, à bout, dépasse sa peur
pourra enfin lever la herse
et délivrer l’antique Perse.
Si la persévérance paie
la sauvageonne bleue se fraie
— cette Véronique de Perse —
toujours un chemin de traverse.
Alors abrogeons le verset
et dégrafons tous les corsets
qui empêchent de respirer
les corbeaux sur mollahs perchés.
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