Les fleurs de mon jardin ont d’étranges couleurs
exhibées sans pudeur, pétales écartés,
corolle de soie, organe foliacé,
creusant un hypogée où enterrer mon cœur.
Le pistil odorant, style, ovaire et stigmate,
sous couvert de parfum enivre le passant
d’une troublante envie de cueillir en rêvant,
car Flore et Pomona offrent leurs aromates.
Je me sens harcelée par toutes ces beautés
qui me font chavirer à l’ombre ou au soleil
d’une fausse candeur, mais tant d’humanité.
Dans un geste exalté, je les ai arrachées !
Et voilà, inspecteur, je suis, par les abeilles,
en justice assignée pour chômage forcé !

Répondre à Charlie Annuler la réponse