À peine avais-je ouvert les portes de la nuit
qu’une étoile filante en frôlant mon jardin
saupoudra mon sapin de mille et un sequins
dont notre hérisson garde l’âme ravie.
Je me souviens très bien m’être dit en moi-même
la chance qui m’échut dans ce rêve éveillé
d’avoir pu un instant ainsi m’émerveiller
devant l’illuminé que cette étoile sème.
Il ne manquait que lui, un barde de passage
entre deux galaxies, pour allumer la flamme
que je croyais éteinte, ayant tourné la page.
J’en parlai au mulot qui dans sa plate-bande
nargue mon chat siamois et il me dit : entame
un pas de deux nouveau en cette sarabande !
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