Prisonnière consentante
D’une parenthèse ouverte
J’avance sur une ligne
De points en suspension
Que je ne sais terminer
Acrobate sans ombrelle
Comme en équilibre instable
Dans un espace rempli
D’ombres insaisissables
Que je tente de happer
Demeurant la vagabonde
Delà un chemin de ronde
Sans espoir de point final
Non plus du moindre fanal
Pour m’éclairer un instant
Une bourrasque de vent
Ou un éclair de plaisir
Viennent rompre et déchirer
Le silence ouaté
Renoncement d’un moment
Je le respire, le bois
Avec les yeux grands ouverts
Le poison me crucifie
Au gré de mes souvenirs
Des tendres secrets de soie
Cachés sous les primevères
De mon vieux jardin d’hiver
Reste toujours en attente
la parenthèse fermante..
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