Mon rosier est en fleur et j’ai le cœur amer ;
ses roses sentent bon, l’amour se pestilence !
Jusqu’à quand je vivrai avant qu’un peu de terre
recouvre ce bonheur dont je pleure l’absence ?
Un rouge-gorge ami déserte mon jardin,
lui qui suivait mes pas au long des plates-bandes
quand la bêche à la main, j’aérais le terrain
alors que moi j’étouffe en la carte de Tendre.
À la fin de septembre une dernière rose
fleurira un parterre aux rosiers consacré :
finie la poésie, à moi petites proses !
Le vent levé trop tôt, maintenant il est tard,
le chat veut sa pâtée, moi je vais me coucher
et l’âne attend qu’il pleuve au hasard Balthazar.
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