Je ne t’ai pas trop cru quand tu m’as dit : je t’aime !
Pourtant à Varsovie, ou bien peut-être à Prague,
comme nous en Bohème, tu m’y offris la bague,
déclaration d’amour devant un café crème.

La ville aux mille tours et aux mille clochers
résonne pour nous deux en ce soir de Noël
quand un parfum d’encens à ton odeur se mêle
au risque d’une église en son miserere.

Bras dessus, bras dessous, piétons sur le pont Charles,
lumières reflétées sur ton eau, Vitava !
un baroque désir fait alors que tu parles

plus tard dans cet hôtel, de mettre à l’unisson
la fête des enfants au cœur de notre ébat
pour l’étreinte propice au tendre nourrisson.


Commentaires

Une réponse à “Noël à Prague”

  1. Charles Jeanne

    Prague toute l’annèe.

    À Prague, Charles y est un pont,
    
Quand je dis Charles, je dis long
    
Fait de blancs mêlés au mortier,

    Pour qu’on y marche sur des œufs.

    Saint Jean y a fait un plongeon,

    Des étoiles ont sauté du fleuve.

    Cinq doigts posés, vœux en série,

    Le ciel facture à la caresse.

    Et la nuit, les statues papotent,

    Ça discute foi, chiens et racines,
    Elles savent tout, ne disent rien,
    
Comme les vieux amis fidèles.

    Les églises sentent le chichon,
    
Le pèlerin porte un hoodie.
    
L’encens a changé de business,
    
La foi aussi — mais ça détend.

    À Prague où l’on se perd exprès,

    Pour mieux se retrouver après,
    Les rues font l’amour en détour,

    Et le tien s’y promène encore.

    Si tu oublies dans ton récit
    Deux ou trois choses, quelques bêtises,
    C’est que la mémoire, mon ami,
    Trie l’amour… et garde le reste.

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