Dans la tiédeur du jardin aux lilas
s’évaporent des parfums malicieux
un vent subtil les emporte
en habille de tendres et vaporeux
sillages de falbalas.
La brise imprègne tous les alinéas
par virgules, soupirs ã chaque étage
odeur voluptueusement blanche
des fleurs perlées dans le feuillage
de mon cher et vieux seringa.
J’aime deviner et cajoler nos ombres
courir en fripons abordages
liés enroulés encordés
encroisés de branchages
étroitement tressés par la pénombre
J’aime sentir les étoiles à ma porte
cognant joyeusement la chamade
riant aux éclats d’éclairer
l’impudique amoureuse effeuillade
à travers l’obscurité nous suivant en escorte
Les astres attacheront notre halte
dénouant les jupons de la lune
sur son ciel septième perchée
elle voilera notre couche opportune
d’or de nuit et de bleu cobalt
C’est pourquoi vous comprendrez
que je prie Dieu souvent
qu’ Il fît du vent…

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