Je rêve quelquefois
de pouvoir trop serrer
un souple et fin cordon
sous le col quarant’deux
de quelque zébulon
au menton dédaigneux
Je rêve quelquefois
de métamorphoser
tous ces faux apollons
un poil trop grisallleux
en tendres papillons
simplement amoureux
Je rêve quelquefois
que vienne se poser
un baiser vagabond
sur mon front soucieux
aussi doux qu’un bonbon
fondant et savoureux
Hélas ce n’est que brève
car en réalité
n’existe qu’en rêve
celui qui pourrait être
là pour me contenter
paresseux fait la grève
je lui colle un zéro
à mon applaudimètre !
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