Ô rimes embrassées, connaissez-vous mon cœur
qui s’accroche à l’amour dans l’espoir d’être heureux ?
Lors que coquecigrue et dragon par le feu
embrasent le nuage au firmament — tu meurs ?
Si tu me dis encore à l’orée de la nuit
attendre d’une étoile en sa constellation
une clarté farouche avec toute passion,
je chercherai d’emblée ton âme inassouvie.
Des papillons velus réveilleront la lune
sans souci du destin dont la métamorphose
anachorète enfin s’éploie et nous propose
de vivre l’avenir gravé dans une rune.
J’envie la vie de ceux qui pleurent la journée
sous un soleil hideux accablant le poète
quand la criaillerie d’une volée de mouettes
tétanise l’espace afin de sublimer.
Mais moi, je me contente au soir de l’existence
d’un petit bout de rien n’en déplaise au malheur
envers quoi l’on souscrit sans reproche et sans peur
malgré le temps passé à payer sa créance.
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