Saperlipopette ! s’écria en goguette
une femme mature autant que l’on peut l’être
quand on voit un jeune homme si bien de sa personne
souriant sur un banc.
À qui souriait-il, cet éphèbe en péril
devant une cougar maquillée aux longs cils
en chasse du désir pour enfin atterrir
dans les bras d’un amant ?
Sur le pont des Soupirs ou sur le pont des Arts,
sur ce banc délavé où se posent ce soir
durant un long instant
les années de galère, on ne compte plus guère
et on se laisse faire au creux de l’univers.
Et tant pis pour le temps !
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