Serpente le ruisseau entre deux rangées d’arbres
d’un bois pétrifié qui ressemble à du marbre
comme si un désert en sa douce oasis
rafraîchissait le feu d’éléphantiasis !

Il fait beau ce matin sur les quais de la Seine
et de la Tour d’Argent, je domine la scène
où j’irai me baigner après le déjeuner
en regrettant un peu les superbes palmiers.

Un chameau ne dit mot en attendant les flots
de touristes badins qui montent sur son dos
et dont le souvenir m’arrache tant de larmes.

De retour à Paris j’envisage déjà
de boire un lait de chèvre au souk frais de Djerba
avec quelques dattes pour déposer les armes !


Commentaires

4 réponses à “Serpente le ruisseau”

  1. Scène de vie, tableau de coeur.

    Un poème émouvant.

  2. Un chameau fonctionnaire, immobile et docile,
    attend son tour, dûment déclaré au registre,
    avant les flots pressés de touristes badins.

  3. Diane Lecomte

    Quand on a les moyens de se payer
    les agapes de la Tour Argentée
    on ne va pas risquer de rendre casse-graine
    dans les eaux poubelleuses de la Seine

  4. Daniel Muller-Ferguson

    Perso, je préfère les quais de l’Ourcq… On y trouve des grecs sympathiques !

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