Le ciel s’emplit soudain d’un étrange froufrou :
L’étourneau sansonnet, virtuose en parade
Imite les accords d’une cloche malade
Et jette à ce vent d’août ses refrains de quat’ sous.
La voix en son gosier de bel imitateur
Tantôt grave et profonde, ou bien vive en cascade
Fait écho au passé d’une plainte en ballade
Qui devient, sans sonnet, promesse de bonheur.
Moi, pauvre rimailleuse exprimant sa détresse
Je rêve du velours de rimes en souplesse
Que l’art accorderait à toute strophe inquiète,
Car lui, le sansonnet réinvente un sonnet
Et de son bec jaillit la musique concrète
Quand moi je la trahis – roupie de sansonnet !
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