Un peu après l’aurore
je m’étais égarée
ayant franchi le port
sous la haute marée.
Un soleil embrumé
estompait le décor
et la mer alarmée
tirait sur nous des bords.
Au loin l’île déserte
comme un lieu de passage
pour ma plume diserte
enchantait le voyage.
Et puis il y avait
des animaux étranges
postés sur des murets
sous l’œil bleu d’un archange.
Je dis au capitaine
de mouiller dans la crique
afin que les baleines
semblent moins chimériques.
Jamais je n’avais vu
autant d’oiseaux voler
sur nos têtes perdues
par ces mille beautés.
Avec le capitaine
Je me mis à pleurer
d’une joie si sereine
que nous avons couché.
Le soir au crépuscule
je couvris mon corps las
et sous la canicule
je dormis dans ses bras.
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