Une douce chaleur envahissait mon corps
de la petite mort dont je n’avais pas peur
comme si le bonheur qui n’était pas mon fort
me donnait enfin tort au milieu des vapeurs.
Un parfum enivrant vibrait dans l’air du soir
et contait sans histoire par l’écume du temps
le peu qui reste au vent pour troubler la mémoire,
cette vieille pétoire à l’âme où je me mens.
L’ampliation de vie adresse sa copie
sans qu’il soit un souci si fait qu’un sens obvie
conforte mon envie et chasse mon ennui
afin que nulle pluie n’arrose cette nuit.
Je trépasse joyeux avec dans ma besace
de l’amour une trace ès oripeaux soyeux
retrouvant mes aïeux – l’éternité fugace
vers quoi trouver ma place en rouge camaïeu.
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