Voussures de l’azur, nuages en lambeaux
comme autant de lambris où mon esprit s’égare
sculpté sur les tympans jusque sur les linteaux
vous faites ciel de lit d’un cœur pur qui s’empare
des rêves de la nuit eux-mêmes en fragments
quand sonne le réveil et que le tintamarre
de la vie sans retard oblige les amants
à s’empêcher d’aimer dans ce triste bazar
vers quoi on les attend au milieu de la foule
afin de travailler et se nourrir enfin
sans souci des parfums et du vent, de la houle
berçant leurs corps transis par l’effet de l’amour
toujours recommencé à force de grand-faim
qui dévore l’aimé et risque ce toujours.
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