Il était une fois une princesse qui avait tout pour elle. Elle était belle et riche comme une princesse. Son père, le grand Mamamouchi de Babylone la destinait à un mariage digne de sa fille bien aimée, de son rang, et des intérêts du royaume.
En ce temps-là, une tradition voulait que les prétendants pussent voir, sans y toucher bien sûr, la princesse nue pour affermir leur choix. Mais à peine ces princes avaient-ils découvert le corps qui promettait tous les délices de Capoue qu’il rompaient immédiatement leur engagement.
Pourtant sur le plan superficiel, les seins de la princesse étaient, comme tous les seins connus et reconnus recouverts de peau s’étendant sans limites nettes jusqu’à la région mamelonnaire, arrondie et pigmentée.
Les aréoles avaient cet aspect grenu, car elles sont parsemées de glandes cutanées et sébacées qui s’hypertrophient à la grossesse. Des fibres musculaires lisses, muscles sphinctériens périalvéolaires contrôlaient la fonction excrétrice au moment de la lactation quand le couple princier aurait, suivant la tradition, beaucoup d’enfants. Le muscle aréolaire bien joli et bien lisse permettrait sans aucune gêne l’érection du mamelon.
Le sein était soutenu par la peau et un ligament suspenseur : la travée fibro-glandulaire. Au niveau inférieur, le sillon sous-mammaire était formé par un épaississement de ces travées qui tire la peau en profondeur.
La limite supérieure d’implantation du sein se situait bien à la 2 ou 3e côte, sa limite inférieure entre la 6e ou 7e côte.
On ne remarquait chez la princesse aucunement la présence éventuelle de plus de deux seins qu’on appelle la polymastie.
Alors, qu’est-ce qui faisait fuir les prétendants ? Une babiole, un je ne sais quoi et un presque rien qu’il eut été si facile d’éradiquer du sein gauche de la princesse. Un poil. Un long poil argenté planté à la périphérie de l’aréole comme un drapeau qui aurait dû inciter les hommes à monter à l’assaut du mamelon.
Et la princesse, malgré les allégations de son entourage ne voulait pas l’arracher, ce qui n’aurait pris qu’un instant et n’aurait pas été plus douloureux que l’épilation du pubis à laquelle elle se soumettait bien volontiers comme la tradition l’exigeait.
Mais ce poil au sein gauche elle y tenait comme à la prunelle de ses yeux. Alors le roi fit venir son vizir qui avait de grands pouvoirs psychiatriques. Et celui-ci lui révéla pourquoi les princes s’enfuyaient à la vue des seins dénudés de la princesse et du poil aréolaire. Ils avaient peur. Ils avaient peur qu’à fréquenter une femme au poil disgracieux ils devinssent par là même déstabilisés dans leur virilité. Ce poil seul évoquait le caractère hirsute du torse masculin et les renvoyait à leur part de féminité.
Le roi envisagea donc un subterfuge. Une nuit qu’elle dormait nue dans son grand lit à baldaquin, une matrone s’approcha de la princesse et d’un coup d’un seul elle tira le poil avec ses ongles.
On entendit un hurlement affreux et puis plus rien. La matrone s’enfuit de peur d’être châtiée alors qu’elle n’avait fait qu’obéir aux injonctions du souverain. Car la princesse était morte.
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