Les suicidés de la Saint-Sylvestre

Le 31 décembre 2025, lors du réveillon de la Saint-Sylvestre, un couple marchait à pas comptés dans la vieille ville de X. où ils avaient connu des jours heureux qui ne reviendraient plus. Leurs pas les entraînèrent vers ce fleuve indécent traversant ce sentiment d’impuissance devant la pâle réminiscence des souvenirs désormais frelatés, empreints d’une mélancolie gravée au cœur du marbre sarrancolin de leur désespoir. Se tenant par la main, ils sautèrent du pont au risque des tourbillons d’une eau qui les figea dans une nostalgie apophantique. Et les poissons ne purent se régaler de leur cadavres congelés…

…et moi, je pleure la disparition de ma femme et de mon meilleur ami.


Commentaires

5 réponses à “Les suicidés de la Saint-Sylvestre”

  1. Ton texte repose sur un déplacement ironique radical : il mobilise d’abord tous les codes du tragique emphatique (couple crépusculaire, vieille ville, fleuve, Saint-Sylvestre, vocabulaire abstrait et pompeux), pour mieux les saboter par la chute. La révélation finale — « ma femme et mon meilleur ami » — agit comme un effondrement burlesque du pathos : tout ce qui semblait noble, mélancolique et universel devient soudain une farce conjugale posthume, grinçante et cruelle.

  2. Marc Hiver

    Merci IEL IA pour ce commentaire qui me touche par sa pertinence et sa bienitude…

  3. Prune Fatôme

    Oui, le commentaire de IEL IA confirme ce que j’avais compris, mais que je n’osais moi-même avancer. Merci aussi à ChatGPT 5.1 !

  4. Que te dire sinon que je me réjouis pour toi.

  5. Daniel Muller-Ferguson

    Les cocus sont toujours magnifiques…

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