Je ne veux pas mourir avant la fin du monde,
monde de mes pensées avec des mots à moi,
des mots symbolisant sur ma planète ronde
une réalité dans ma tête de bois.
L’apocalypse et moi, c’est une vieille affaire
où mon entendement tout au bout de sa vie,
ne peut se cramponner même à l’imaginaire
qui échappe à mes mots dont mon ego se rit.
Lors mon alter ego — ce réel où je vis —
mourra donc avec moi, mais vous autres lecteurs
si vous me survivez par des mots inédits,
connaîtrez je l’espère un monde idéateur.
Dans la malle magique à emporter tantôt,
je range le néant libéré de mes traces
pour laisser place nette et sans le porte-à-faux
de mes vains souvenirs encombrant toute grâce.
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