Le jour où je suis devenu poète

Je me suis réveillé tantôt
j’étais devenu ivrogneux
et par conséquent poéteux
avec sur le chef un chapeau.

Je me suis mis à rimailler,
à prosodier tutti frutti
des vers aux pieds de Lou Ravi
et la tête au cul constellée.

L’alexandrin, son hémistiche,
n’ont plus aucun secret pour moi
leurs musiques de bon aloi
me font danser, c’est la matchiche !

Ronsard et ses roses fanées,
Aragon saluant Marie
et même le copain Jarry
pourront alors se rhabiller !

Attention ! ça va faire mal
quand les muses vont m’habiter
et de tous leurs feux m’inspirer
une différence abismale.

Sur les sommets himalayens
de la poésie troglodyte,
je sculpterai des monolithes
dans un amour marmoréen.

« Par ma figue » disait Scapin,
moi, je me sens plutôt pruneau,
et vous, mes petits haricots,
admirez ces jolis quatrains !

Quant aux sonnets s’il faut m’en croire
je les dédie aux mignonnettes
qui font rêver ma zigounette
en ascension, en pleine gloire !


Commentaires

3 réponses à « Le jour où je suis devenu poète »

  1. Par ma chandelle verte, que me voici mêlé
    À une étrange histoire dont l’auteur est … sonnet.

  2. Diane Lecomte

    N’étant plus trop mignonnette
    et déjà un peu fanée
    je ne me sens point visée
    par cet attrape-minette

  3. Daniel Muller-Ferguson

    Les poètes seraient des attrape-minettes?

    Je me refuse à le croire ^^

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