Un Aujård leva le doigt.
Il redescendit.
Satisfait.
— Qui a frappé ? demanda quelqu’un.
Personne ne répondit.
Mais un Koskvíkingar recula,
touché par une hésitation très nette.
Le sol absorba l’élan.
Le rendit ailleurs.
Le sable se tassa.
Sans prévenir.
Mårkvar chargea.
Il arriva en avance
sur un adversaire qui n’était pas encore là.
— Je t’ai ! cria-t-il.
L’homme qu’il visait se sentit atteint.
Plus tard.
Il tomba.
Avec application.
Kåthrïn tourna la tête.
— Non.
Mais déjà :
un Koskvíkingar évitait un coup
qui n’allait pas venir.
Quelqu’un travaillait proprement.
Il retirait les erreurs
avant qu’elles ne se produisent.
Un second Aujård para une attaque.
Parfaitement.
— Tu vois ! dit-il.
En face,
un Koskvíkingar développa une phrase longue,
trop longue.
Elle s’effondra avant la fin.
Loki passa.
Il ne toucha à rien.
Il décala juste l’ordre.
Un cri retentit.
Puis son origine.
Thor lança un éclair.
À côté.
— Magnifique, dit Odin.
En regardant ailleurs.
Mårkvar pivotait.
Victorieux.
À côté.
— Ils cèdent ! annonça-t-il.
Les Koskvíkingars,
qui ne cédaient pas encore,
commencèrent à céder.
Un s’écria :
— Touché !
— Par quoi ? demanda un autre.
— Je vais voir.
Il resta à terre.
Pour vérifier.
Kåthrïn avança.
Trop tard.
Une attaque réussit.
Le vent se leva.
Emporta les causes.
Laissa les effets.
Une flaque recula.
Sans eau.
Mårkvar planta son arme.
Dans une victoire nette.
Le sol la refusa.
L’accepta ailleurs.
— C’est fini, dit-il.
Personne ne sut
si cela annonçait la fin
ou la produisait.
Les Aujårds respirèrent.
En désordre.
Les Koskvíkingars reformèrent leurs phrases.
Avec précaution.
Un silence tomba.
Debout.
Kåthrïn regarda Mårkvar.
— Tu n’y es toujours pas.
— On a gagné.
— Non.
— Si.
Derrière eux, un coup décisif
cherchait encore où se produire.
Quelque chose hésita.
Pour la première fois.
Alors, très légèrement,
quelque chose résista.
Une mouette cria.
Deux fois.
Cela arrivait.
Pas depuis la mer.
Elle mâchait ailleurs.
Un drakkar.
Ancien.
Sous lui, des crabes.
Beaucoup.
Ils allaient de travers.
Donc ça avançait droit.
Au-dessus, des mouettes.
Elles validaient.
— Renforts, dit quelqu’un.
Le mot resta.
La mer monta.
Juste assez.
Le vent hésita.
Pas longtemps.
Mais ailleurs.
Les mouettes descendirent.
Avec sérieux.
Un crabe pinça.
Professionnellement.
Le drakkar s’arrêta.
Pas parce qu’il devait.
Parce que ça tenait mieux ainsi.
À son bord, des Koskvíkingars.
Debout.
Mal à l’aise.
Comme des mots dans une phrase trop étroite.
L’un leva la main.
Descendit.
Mal.
Le sol corrigea.
Un second fit mieux.
Sans apprendre.
— Tu vois ? dit Mårkvar.
— Oui.
— Ça s’organise.
— Non.
Elle montra.
— Ça préfère.
Un silence passa.
Un Aujård se redressa.
— Pour nous ?
— Pour la paix, corrigea un Koskvíkingar
Mais la correction arriva après.
Un Aujård lança une pierre.
Pas fort.
Juste.
Un autre lança.
Mieux.
Le premier regarda sa main.
— C’est pas moi.
Un Koskvíkingar chercha une réplique.
Sortit un couteau à huîtres.
Neuf.
— On a ça.
Le mot resta.
Une mouette valida.
Trop tard.
Une flaque recula.
Sans eau.
Le sable se tassa.
Comme pour ne pas être là.
Un geste repartit.
Le même.
Mieux encore.
Le drakkar ne bougeait plus.
Mais arrivait encore.
Un peu.
Et quelque part —
pas dans les crabes
pas dans les mains —
quelque chose tenait.
Mieux qu’avant.
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