Après la collation, j’ouvris ma boîte mail
comme on ouvre une boîte avec tous ses secrets.
Lors, comble de l’intrigue, un message attendait
et quoi qu’on die, ce n’était pas demain la veille.
Point de bonne nouvelle, à la flan, trouducune,
car le message écrit d’une étrange clarté
semblait m’interpeller voire communiquer
au-delà de ses mots l’ombre portée des lunes.
Immarcescible attrait pour jamais déchiffré
à l’aune de Pandore en sa boîte magique
que ce coquin de sort toujours anthologique
me délivrait céans d’énigme élucidée !
Moi, le pauvre dément, je lis et je relis
un contenu sans forme et pourtant explicite
dont il convient tantôt que je le plébiscite
et vous en fasse part fors tous ses friselis.
Dussé-je vous choquer par ces tintinnabules,
écoutez le récit peu commun je l’avoue
à la tombée du soir, au jardin rendez-vous
avec la ribambelle attitrée des bulbuls.
Merdre! j’ai supprimé le mail !
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