Il était d’un âge où l’on n’y croit déjà plus

La vie accorde aux blessures de sentiments

Ses pansements pour déchirures non voulues

Qu’elle recoud sur des corps presque sénescents

 

Le soleil de l’été s’invita de fanfare

Son regard avait croisé des yeux primevère

Tous sens ravivés, abandonnant son cafard

Il vit palpiter un chemisier entr’ouvert

 

Une Lolita en robe volubilis

Lui  octroya  quelques frôlements de satin

De la chair il sut le délicieux supplice

 

La lune pudique, rabaissa sa voilette,

Assez pour cacher leurs deux cœurs de violettes

L’amour n’a pas de loi pour vous prendre la main


Commentaires

4 réponses à « Coeurs de violettes »

  1. Sur le tendre chemin de l’amour, éternelle randonnée.

  2. Daniel Muller-Ferguson

    Quand on brûle ses derniers feux sur ce joli sonnet, on se prend à croire à l’éternité des lucioles.
    Les lolitas, hélas ne sont que démons de midi et n’ont d’éternité que le temps de feux follet…

  3. Tutti bene, tutti felici

  4. Diane Lecomte

    Merci , grazie mille, qu’en est-il des lolitos ?

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