Dans la joie et la bonne humeur
je pense bien mourir un jour
rejoindre les ratons laveurs
dont j’ai toujours aimé les tours.
Je me demande cependant
— et je dis cela sans malice —
au paradis, le restaurant,
y mange-t-on avec délice ?
Quant à la musique céleste,
peut-on choisir une playlist
et dans un beau décor agreste
y danser sur une autre piste ?
Je sais que dans la concurrence
— à condition d’être martyr —
on propose dans la balance
mille vierges au son des lyres.
Lectrice, que décides-tu ?
Songes-tu que quelques puceaux
à initier seraient ton dû,
toi la martyre des pourceaux ?
Je vais encore réfléchir,
car une telle décision
au temps où il faudra mourir
ne se prend pas sans réflexion.
En attendant dans les verts prés
je retrouve mon paradis,
ce Cotentin à la vesprée
quand le vent se calme et sourit.
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