Du temps de ma jeunesse,
j’étais un peu rebelle
et faisais la part belle
au droit à la paresse.
Atteignant l’âge mûr,
je devins économe,
car dans la vie d’un homme
il faut que l’on assure.
Du temps de ma vieillesse,
je m’en vais à la messe
et même me confesse…
si Dieu bottait mes fesses ?
Et quand je serai mort,
je veux au paradis
des froufrous d’organdi
dans l’harmonie d’un cor.
Plus tard l’apocalypse
fera lever mon corps,
j’y tiens coquin de sort
au sortir de l’éclipse.
Et bien plus tard encore,
afin que nul n’ait peur,
j’arriverai à l’heure
au banquet en ses ors.
À la vraie fin des temps,
les humains et leurs dieux
disparaîtront des cieux,
définitivement !
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