Les ombres portées

Après toutes ces nuits à combattre le feu
en attendant l’éclair qui dévasterait tout
par sa grêle de dards, j’ai compris tout à coup
que les ombres portées ne portaient plus les cieux.

Sur une couche humide où baigne l’insomnie
les premières lueurs d’une aube qui annonce
l’aurore et son soleil qui jamais ne renonce
nous brûlera la peau et la mélancolie.

La sapinière aussi où je jouais enfant
brûle depuis minuit avec mes souvenirs.
La Nature s’en fout d’emporter tous mes rires,
elle se régénère, elle en a tout le temps.

Mais pas moi.

 


Commentaires

3 réponses à « Les ombres portées »

  1. diane lecomte

    Ca brûle dans le Cotentin ? où tu as joué à Fontainebleau ?

  2. Marc hiver

    Non ! A Mouliherne, Maine-et-Loire, jusqu’à mes 10 ans.
    J’ai simplement extrapolé Fontainebleau !

  3. Mouliherne, bourgade sans histoire au milieu des sapins,
    où court le clair-obscur de cet ami lointain,
    peut-être devenu flic ou un un simple con commun.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

The maximum upload file size: 8 Mo. You can upload: image, audio, video, document, spreadsheet, interactive, text, archive, code, other. Links to YouTube, Facebook, Twitter and other services inserted in the comment text will be automatically embedded. Drop file here