Comme un coquelicot sur un talus pierreux,
soleil épanoui et sans autres atours,
la souillon magnifique arborait le fiévreux
rouge de sa tenue, les pieds nus dans la cour.

D’une femme l’autre j’admirais qu’elle fut
sans souci de l’état où la plantait sa vie
à la merci de l’homme enkysté dans sa vue
et s’octroyant le droit de griller son envie.

Mais c’était sans compter sur la sororité
qui veillait au plus près sur la sauvage fleur
ne supportant jamais d’être cueillie au pré.

Contente-toi l’ami de peindre cette touche
de rouge qui reflète — afin qu’elle n’en meure —
un pavot indécent au carmin de sa bouche.

 


Commentaires

Une réponse à « La souillon magnifique »

  1. Fort joli texte, bien équilibré et joliment carmin.

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