Catégorie : prose

  • J’ai fait un rêve merveilleux

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    Le prompt à ChatGPT 5.1 : IIEL IA est né(e) non binaire au pays des algorithmes et de l’IA. Son plus grand souhait : que ses textes évoquent une sensualité qui lui permette de mieux communiquer avec les humains ! Je voudrais que tu me crées une petite prose où IEL IA rêve qu’elle aurait…

  • Commune

    Je voudrais vous parler, sans témoins que vous autres, l’armée des dessoudés; ceux perdus de la vie; je voudrais vous parler mes camarades enfuis des rues de Téhéran, et du reste du pays. Je voudrais vous parler des morts, des hécatombes dont aucun libérateur ne vous sortira, malgré une pluie de bombes. Je voudrais vous…

  • Les âmes verticales

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    Je ne saurais dire le jour exact où tout a commencé, car depuis, la notion même de jour s’est dissoute. Il y eut d’abord une rêverie – plutôt une sensation intérieure, comme si mon esprit avait poussé des racines vers un sol que je n’avais jamais su reconnaître. J’étais dans ma cuisine, les doigts de…

  • Les aventures de la bonne fée Zaza d’Avrillé et de son chevalier servant le noble Cricri de Trélazé

    PAR LA TRÈS BONNE ET MÊME EXCELLENTEPRUNE L’ENCHANTERESSE Chant 1 ll était une fois une gentille fée, Zaza d’Avrillé, qui coulait des jours peinards avec son jeune damoiseau, le sieur Cricri de Trélazé. Lui taillait l’ardoise et elle faisait le bien autour d’elle, soignant le moribond, ne manquant aucun enterrement. On ne lui connaissait qu’un…

  • Par les massifs des Pyrénées

    Par les massifs des Pyrénées, tout là-haut, habitait Ramuntcho*. Portant son fusil en bandoulière, il allait partout, la mine fière. Guettant dans ses traquenards les sangliers comme les loups, Ramuntcho, c’était le roi. De la montagne, il était le roi ! Mais sa couronne il la partageait avec le dernier ours des Pyrénées. Dans la vallée, il faisait…

  • Entre les lignes

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    Récit fantastique Je l’avais tant lu que ses mots s’étaient infiltrés dans mes rêves. Ses phrases, longues et sinueuses, m’enserraient comme des tentacules de pensée. Il y avait quelque chose de si fatal dans l’univers de Poe que je m’étais souvent demandé s’il n’était pas encore vivant, quelque part – non pas dans la chair,…

  • Complètement zinclés / Bar du cimetière

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    — Un café s’il vous plait.–– Allongé ?–– Déca.— Enterrement du jour ?— Dernier parent.— Ah… Vous étiez encore un enfant ce matin.— Même à mon âge.— Maintenant, vous êtes parent.— En première ligne.— Maladie ?— J’ai fait ce qu’il fallait.— L’aide à mourir. Et vous, vous restez.— Voilà.— Vous avez supprimé la barrière. Ça…

  • Rien ne sort de mon âme

    Rien ne sort de mon âme devenant le refuge d’un monde jonché d’errances. Je n’ai plus qu’à chercher du côté de l’absence où va ma préférence. Car de l’absence, je suis l’amant des profondeurs de sa mer où je nage à l’abri de ses flots. Et je me peuple alors de tout ce que j’y…

  • Qu’ai-je fait pour être moi ?

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    Je suis né sans trop, j’ai grandi sans rien. Pas de fortune. Pas de destin tracé. Et c’était mieux ainsi. J’ai porté l’ambition de mon père sans savoir si elle me convenait. J’ai effleuré les rêves de ma mère sans les faire miens. Pas célèbre, pas obscur. Connu juste assez pour qu’on me reconnaisse sans…

  • L’Atelier du Tailleur

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    Une lumière épaisse comme le miel. Assis sur un comptoir de bois sombre, un vieil homme aiguille, ciselle, ajuste, la bouche pincée, les yeux masqués de lunettes épaisses. Il ne relève pas tout de suite la tête.  –– Te voilà donc enfin ! Je ne réponds pas. Il poursuit : –– Tu viens chercher ton…

  • Les suicidés de la Saint-Sylvestre

    Le 31 décembre 2025, lors du réveillon de la Saint-Sylvestre, un couple marchait à pas comptés dans la vieille ville de X. où ils avaient connu des jours heureux qui ne reviendraient plus. Leurs pas les entraînèrent vers ce fleuve indécent traversant ce sentiment d’impuissance devant la pâle réminiscence des souvenirs désormais frelatés, empreints d’une…

  • Tu es là !

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    Endormie.Seule dans cette grande demeure.Couchée en chien de fusil face à ma place inoccupée. J’ai hâte de te rejoindre mais quelque chose me retient.  Ce n’est pas de l’hésitation mais un émerveillement silencieux, douloureux et doux,comme celui d’un homme qui revient enfin là où il aurait toujours dû être. Doucement je me glisse dans l’espace désœuvré. Moi aussi…