A peine ai-je franchi les portes de l’enfer
que je vois apparaître un ange de lumière
qui me dit sans façons : comment vas-tu mon pote ?
Quelle mort est la tienne et la tienne me botte !
Il était familier et connaissait mon blaze,
savait tout de ma vie et quelle vie de nase !
Lucifer, c’était lui, me fait alors pépère
en voiturette un grand tour du propriétaire.
Il me dira aussi et je l’en remercie
que l’enfer est désert, car seul le paradis
dans la théologie de l’apocatastase
accueille désormais tous les chrétiens de base.
Je compatis enfin, car tout me semble clair
et lui réponds tout net en quelques mots sincères
que c’est promis, juré, il peut compter sur moi
pour repeupler son monde et retrouver sa joie.
Quelques filles perdues, que même les curés
ne purent pas sauver, vinrent à forniquer
et nous pûmes ainsi aux ahans de l’effort
redonner de la vie à ce triste décor.
Toi, qui hésites encore aux portes de la mort,
boudant le paradis — et nonobstant tes torts —
rejoins-moi en enfer pour expérimenter
tous les nouveaux péchés qui pourraient te tenter.
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