Une brise marine
embrumait le rivage
et les pins maritimes
floutant le paysage
balançaient en leurs cimes
les oiseaux de passage.

Je marchais sur la grève
en esquivant mes pas
avec au bout des lèvres
et malgré le noroît
au gré de l’heure brève
un air de bon aloi.

Passé outre ma vie,
ses souvenirs agrestes,
mon regard se ravit
dans un mouvement preste
d’aviser ce lavis,
éternel palimpseste.

Et voilà que la mer
bouillonne sur la terre,
qu’une écume l’enserre
entamant le bleu-vert
et que je m’y repère
en fixant un amer.

Le crachin qui crachine
sur la dune mouvante
édulcore et taquine
à moins que je ne mente
au loin la brigantine
sous la brise clémente.


Commentaires

Une réponse à « Un air de bon aloi »

  1. Diane Lecomte

    Nous n’écrivons tous jamais que d’éternelles ritournelles qui nous trottent dans la tête !

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