Mais si je meurs demain
où irai-je me reposer ?
Et je serai dépossédé,
donc endormi par un triste destin ?
Or je ne vois pas d’issue
ni par l’esprit têtu
ni pour trouver les mots,
car je file le faux.
À la mer des Sargasses
à midi ou à minuit,
dans la peur, sans abri,
éparpillé — impair et passe —
depuis mille ans d’un passé cru
sous le hasard, pendant la pluie
derrière le jardin et le temps imparti,
je m’égarerai en haut des nues.
Je viens de mes atomes
et y retournerai
si fait que les arômes
qui m’habillent de frais
parfument mon amour
alors qu’au gré du vent
je sens que nos atours
rappelleront nos bans
dans les photographies
encombrant notre vie.
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