
Ce que j’aime en amour, c’est le vent du désert,
le Bédouin ensablé sur son fier dromadaire,
L’Atlandide rêvée, j’y suis Antinéa
et toi mon Saint-Avit fuyant au Sahara.
Ce que j’aime en amour dans la carte du Tendre,
pays imaginaire à l’abri des Cassandre,
royaume de coquetterie bien tempérée,
c’est une allégorie qui m’aura inspirée.
Et l’amour sans amour en ses preuves tangibles
me fait un hyménée comme une sainte Bible
dont je suis la lectrice attentive, ravie.
Je voudrais me baigner dans le beau fleuve Amour
et m’y régénérer, dépouillée des atours,
en pleine nudité malgré la Sibérie.
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