J’allais de-ci de-là au gré de ma folie
embouchant la trompette éclatante et rebelle,
car il était écrit que seule l’utopie
transporterait mon âme en faisant la part belle

à ce chemin boueux qui engluait mes pas
et crottait les souliers que j’avais achetés
en solde sur le tard afin que l’on n’ait pas
du bébé l’eau du bain, une vie à jeter.

Alors ce qu’il advint et vous le devinez
éclata au grand jour pour mon plus grand malheur
devant l’aréopage où mon cœur raviné

se délocalisait vers un pays d’accueil
dont je garde l’adresse en mon for intérieur
faute de le nommer et d’éviter l’écueil.


Commentaires

3 réponses à “De-ci de-là”

  1. Diane Lecomte

    Deci delà Deci delà
    Cahin caha
    Cahin caha
    Va chemine va trottine

    Va petit âne Va deci delà
    Cahin caha
    Le picotin te récompensera

    ….
    C’est la chanson de l âne dans Véronique ( opérette de Messager)

    Âne que n’est assurément pas l auteur / trice en son pays d accueil !

  2. Daniel Muller-Ferguson

    Puisqu’on fait dans l’opérette, j’ai trouvé dans ce poème la terre d’accueil dont il est question…

    C’est le pays du sourire….

  3. À propos d’âne – celui de l’auteur –
    et de sourire – celui du lecteur –
    une fin qu’aurait peut-être aimé Daudet :

    Il avait tout porté.
    Les coups, le temps, le rire des autres.

    Sa patience n’était pas oubli,
    mais mémoire tassée.

    Quand l’âne frappa enfin,
    ce fut le silence qui répondit.

    Ceci pour dire que je ferais bien mon âne
    de temps en temps.

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